Les temples du Cambodge

temples du Cambodge

Plusieurs centaines de vestiges de temples

Le parc archéologique d’Angkor est la partie la plus visible d'un iceberg constitué par plusieurs centaines de vestiges de temples - parfois, ce sont des villes entières - répartis sur la quasi totalité du Cambodge.

Cette carte ne présente, pour l’instant que les sites les plus spectaculaires, mais tous les sites valant la peine d’être visités sur cette zone n’y sont pas encore présents.

Les principaux monuments du Cambodge

Banteay chmar

Le temple de Banteay Chmar se situe à environ 100 kilomètres au nord ouest d'Angkor, non loin de la frontière Thaïe. C’est une très grande Ville - temple, considérablement développée à la fin du 12e siècle par le grand roi Jayavarman VII.
Les sculptures abondantes et magnifiques de ce site furent victimes d'un pillage intensif, dans cette région aujourd'hui mieux protégée du fait de la présence permanente d’équipes archéologiques (WMF) chargées du dégagement et de la restauration des monuments, ainsi que de l’aménagement du site pour les visiteurs.

Banteay Chmar est un site angkorien probablement beaucoup plus ancienne que ses aménagement visibles aujourd’hui.
Il comporte des douves et un baray long de 1700 mètres, avec en son centre un petit Mébon…
L’entrée de la ville à l’est comporte un Dharmasala, un monument classique et répétitif du règne de Jayavarman VII et appelé parfois « maison du feu » et dont l’usage serait prétendument celui d’un asile pour les voyageurs.
Mais comme son nom l’indique, il s’agissait plus probablement d’un Bâtiment oú l’on récitait voire enseignait la Loi… le cœur d’un Institut Bouddhique, d’une École ou tout simplement la chapelle d’une école comme il y’avait aussi construites sous le règne du même Jayavarman VII des chapelles des hôpitaux.
La répartition des sanctuaires à l'intérieur du périmètre de muraille est analogue à celle du Preah Khan et du Ta Prohm d'Angkor et tout aussi, voir encore plus chaotique. C'est un ensemble, enfermé dans plusieurs enceintes formant un long rectangle de 170 par 40 mètres, qui devait avoir un plan très pur de monastère angkorien consacré au Bouddha, mais qui a recu des ajouts multiples de sanctuaires dédié a Siva, Vishnu, et à des personnages religieux ou royaux.

Comme au Bayon, les tours du sanctuaire central sont à visages. On y accède par une grande salle, qualifiée de salle de danse et qui présente de superbes bas-reliefs, représentant des (name of divinity) créatures légendaires, avec des personnages mi-femmes mi-oiseaux.
Les bas reliefs de l'enceinte, représentent des scènes de combat, sur terre ou sur mer, et diverses légendes mal identifiées. Les plus belles sculptures représentent une série de huit grands Lokecvara sous des formes possédant de 4 à 32 bras et de 1 à 16 têtes.
Malgré les actes de vandalisme et de pillage, l’ensemble des bas reliefs de Banteay Chmar demeure une attraction exceptionnelle, surpassée seulement par ses homologues du Bayon et de Angkor Vat.

Chau srey vibaul

Depuis 2009, l'accès à Wat Trat, situé à quelques kilomètres au sud-est de Banteay Samrê, est devenu très facile et ce grace à la spectaculaire amélioration et densification du réseau routier desservant les temples de la région d'Angkor.
Wat Trat est dédié au culte de la dêvata Chaw Srèy Vibaol.
Les vestiges sont ceux d'une grande cité khmere médiévale située sur l'axe reliant Angkor à Beng Mealea, puis Kompong Svay.
Au milieu des enceintes se trouve un temple montagne, mais en haut de la montagne se trouve une Cella en ciment très laide et elle-même en ruines.
Mais il y’a beaucoup de vieilles pierres certaines tenant plus ou moins debout, et donc dans le nombre beaucoup de belles vieilles pierres généralement ouvragées selon une très belle facture.
Une excursion à conseiller aussi pour la ballade au calme hors des sentiers battus, sur un territoire très vaste et très riche en vestiges, et généralement sans rencontrer d’autres touristes

Phnom kraum

La colline du Phnom Kraom, est située à 15 kilomètres au sud de Siem Reap, sur la berge du Grand Lac.
De ce fait, l'excursion est déja magnifique par le panorama offert au fur et à mesure que l'on grimpe sur son sommet.
Phnom Kraom est un grand "double" monastère contemporain, dont les bâtiments se répartissent à la fois au pied et en haut de la montagne, où on peut admirer un temple montagne à trois tours du Xe siècle qui est l'une des nombreuses réalisations de Yassovarman dans sa politique effrénée de bâtir et marquer son territoire devenant Empire.
Les vestiges du Phnom Kraom sont à associer avec ceux du Phnom Bok, également temple montagne à trois tours, du même Roi et bâti aussi sur une colline. Le style architectural est celui du Bakheng et le temple qui est en relativement bon état et nous livre même le beau style de ses grandes tours encore debout, contrairement à ses homologues du Bakheng, aujourd'hui effondrées.

Phnom Bok

Depuis 2009, l'accès à la colline du Phnom Bok, située à quelques kilomètres au nord-est de Banteay Samrê, est devenu très facile et ce grâce à la spectaculaire amélioration et densification du réseau routier desservant les temples de la région d'Angkor.
Sur Phnom Bok se trouve un monastère contemporain construit autour des vestiges d'un temple montagne à trois tours du Xe siècle qui est l'une des nombreuses réalisations de Yassovarman dans sa politique effrénée de bâtir et marquer son territoire devenant Empire.
Les vestiges de Phnom Bok sont à associer avec ceux du Phnom Kraom, également temple montagne à trois tours, du même Roi et bâti aussi sur une colline. Le style architectural est celui du Bakheng mais le temple est en mauvais état et l'excursion est à conseiller plus pour la ballade hors des sentiers battus et le beau panorama depuis le sommet de la colline que pour son intérêt en matière de belle ruine.…

Ta moan

Ta Moan, situé au sommet des Monts Dangraèks, c’est-à-dire sur la ligne frontière nord entre le Cambodge et la Thaïlande, n’est pas toujours visitable en cas de situation politique turbulente, d’un côté ou de l’autre.
C’est un temple, ou plutôt un ensemble de trois modules, particulièrement isolé mais d’un accès facile côté Thaïlandais et particulièrement difficile – voire même dangereux à cause des mines – côté Cambodgien.
L’article lié a été rédigé suite à une visite effectuée en mai 2008, à une période particulièrement calme au niveau des tensions politiques entre les deux frères hélas, ennemis… Et précédant de quelques semaines une terrible crise que nous n’évoquerons pas, Angkor-planet n’ayant pas pour vocation de disserter sur les manifestations de nationalismes bas de gamme et sur leurs effets puérils, méprisables et meurtriers pour la civilisation angkorienne et son avenir, de part et d’autre des Dangrêks.

Preah vihear

Preah Vihear est probablement le site angkorien le plus époustouflant après Angkor Vat lui-même
Preah Vihear, situé au sommet des Monts Dangrêks, c’est-à-dire sur la ligne frontière nord entre le Cambodge et la Thaïlande, n’est pas toujours visitable en cas de situation politique turbulente, d’un côté ou de l’autre.
C’est un temple, d’un accès facile côté Thaïlandais et assez difficile (mais les routes s’améliorent et se multiplient chaque année) côté Cambodgien.
L’article lié a été rédigé suite à une visite effectuée en mai 2008, à une période particulièrement calme au niveau des tensions politiques entre les deux frères hélas, ennemis… Et précédant de quelques semaines une terrible crise que nous n’évoquerons pas, Angkor-planet n’ayant pas pour vocation de disserter sur les manifestations de nationalismes bas de gamme et sur leurs effets puérils, méprisables et meurtriers pour la civilisation angkorienne et son avenir, de part et d’autre des Dangrêks.

Koh ker

Koh Ker est un site archéologique en cours d’aménagement situé à une centaine de kilomètres au nord-est de Siem Reap, sur un axe antique reliant la Cité Impériale avec Voat Phou, via Preah Vihear.
Koh Ker contient de très nombreux vestiges de temples, pratiquement tous construits au 10e siècle et la majorité sous le règne de Jayavarman IV qui se permit même l’audace de déplacer la capitale de l’Empire du Devaraja hors d’Angkor, vers ce qui est devenu aujourd’hui un coin de campagne particulièrement désolé et même désert.
Prasat Neang Khmaw est le premier temple rencontré… Une tour de latérite solitaire possédant une silhouette magnifique et comme gardienne des ruines de la ville… La rue principale de la ville était orientée sud-nord jusqu’au sanctuaire principal, le Prasat Thom… Cet axe que l’on emprunte aujourd’hui pour la visite est balisé par de très nombreux vestiges de monuments, la plupart du temps des tours ou groupe de trois tours en briques ou en latérite.
Mais l’on y rencontre aussi des monuments en grès qui sont comme des OVNIs architecturaux quant à leur style et leur usage religieux.

« La principale attraction de Koh Ker est constituée par un monument étonnant et quelque peu mégalomane : Le Prasat Thom…Ce nom désigne une esplanade comportant de longs palais et galeries et même une grande douve… Au fond se trouve le sanctuaire, une pyramide de 7 étages et près de 60 mètres de hauteur… Le tout admirablement construit car ce monument, inachevé, a tenu debout jusqu’à nos jours sans s’effondrer et sans réparations récentes importantes.
Les sculptures du site de Koh Ker furent victimes d'un pillage intensif, dans cette région autrefois déserte, mais aujourd'hui mieux protégée du fait de la présence permanente d’équipes archéologiques chargées du dégagement et de la restauration des monuments, ainsi que de l’aménagement du site pour les visiteurs.

Kampong svay

Bakan rebaptisé par l’administration francaise Preah Khan de Kampong Svay, est une ville angkorienne de plus de trois kilomètres de côté soit une surface supérieure à Angkor Thom.
Cette ville est située à 150 kilomètres à l’ouest d’Angkor et fut pendant longtemps la capitale d’une nation khmère, les Kuys vivant en osmose et en vassalité avec Angkor et ce au moins dès le 9e siècle, époque de la construction des monuments les plus anciens.
Les Kuys étaient à l’époque d’Angkor un peuple possédant un précieux savoir-faire en matière de sidérurgie et de tous les domaines ayant trait au travail du fer.
La majeure partie des monuments de l’ancienne cité sont d’un style artistique typique de la région et qui s’est exprimé pendant la fin du 12e siècle, c’est à dire suite à Angkor Vat pour devenir ultérieurement composante du style du Bayon (porte monumentale d’Angkor Thom, tour centrale de Neak Poan, …) et de certains styles angkoriens tardifs.
Comme et même plus encore que dans d’autres sites, les sculptures abondantes et magnifiques de Bakan furent victimes d'un pillage intensif, dans cette région aujourd'hui mieux protégée du fait de la présence quasi permanente d’équipes archéologiques (JSA) chargées du dégagement et de la restauration des monuments, ainsi que de l’aménagement du site pour les visiteurs.
Bakan se présente sous la forme d’un grand périmètre fortifié par une muraille à trois murs et contenant un très grands nombre de vestiges de magnifiques monuments du 12e et 13e siècles parmi lesquels un module particulièrement admirable : Prasat Preah Stung dont le style est complètement angkorien, mais avec des solutions architecturales et décoratives complètement inédites.
Citons aussi la présence d’un un Dharmasala, un monument classique et répétitif du règne de Jayavarman VII et appelé parfois « maison du feu » et dont l’usage serait prétendument celui d’un asile pour les voyageurs.
Mais comme son nom l’indique, il s’agissait plus probablement d’un Bâtiment oú l’on récitait voire enseignait la Loi… le cœur d’un Institut Bouddhique, d’une École ou tout simplement la chapelle d’une école comme il y’avait aussi construites sous le règne du même Jayavarman VII des chapelles des hôpitaux.

Des monuments plus anciens sont visibles à l’extérieur des murailles, notamment Prasat Domrey temple - montagne pyramidal qui date du 9e siècle et situé sur la bordure est d’un baray (réservoir artificiel d’irrigation rectangulaire) installé en longueur perpendiculairement au côté est de la muraille de la ville.

Beng mealea

Beng Mealea est une vaste ville-temple située à quarante kilomètres à l’est d’Angkor, sur un nœud d’une route antique desservant deux destinations : Koh Ker vers Preah Vihear, puis Voat Phou d’une part, Kompong Svay puis Sambor Prey Kuk d’autre part.
Les bâtiments principaux datent du XIIe siècle, période d’Angkor Vat dont Boeng Meala possède le style, mais la grande quantité d’apsaras sculptées en moins car ce site fut victime d'un pillage intensif... Mais il est aujourd'hui mieux protégée du fait de la présence permanente d’équipes archéologiques chargées du dégagement et de la restauration des monuments, ainsi que de l’aménagement pour les visiteurs.

Le Temple de Beng Mealea n’est pas une fondation royale… L’Identité de son auteur est un mystère mais une légende historique khmère mentionne un Roi ou un Duc, Kato Mealea qui recu d’Indra lui-même un palais à l’image de ses écuries. Les sources écrites de cette légende mentionne Angkor Vat comme identité de ce palais mais Angkor Vat ne rappelle pas des écuries quant à sa forme contrairement à Beng Mealea, et de plus il a déjà un auteur : Suryavarman II… Or Kato Mealea et Beng Mealea ont le même nom.
Les points sensibles historiques de ce type sont nombreux entre l’Histoire officielle née et parfois interprétée de l’Épigraphie, et une histoire plus folklorique, souvent relayée oralement et issue d’annales copiées et recopiées sur des feuilles de latanier.

Ta prohm Tonle bati

Situé prés du lac Tonle Bati à 40 km de Phnom Penh , le temple de Ta Phrom, du 12 siècle, (ainsi que celui de Yeay Pew) est un beau site bien entretenu avec des fleurs et des arbres.
Il fut bati par le Roi Jayavarman VII sur l'emplacement d'un sanctuaire du VIIe siècle et comporte de superbes sculpures d'apsaras et bas-reliefs du 12e siècle.
Ce temple, un Ta Prohm, donc, comporte un bâtiment modèle : une Chapelle de l’Hôpital et il est au moins le troisième de ce type à porter le nom de Ta Prohm, plus précisément Ta Prohm Kel, un roi légendaire paralytique, d’humble origine et ayant miraculeusement guéri avant d’accéder au Trône.
A noter que Ta Prohm est actuellement traduit par les guides touristiques selon un terme faisant référence à Brahma, hypothèse validée car le Grand Ta Prohm d’Angkor qui possède des entrées surmontées de tours à quatre visages que l’on (les français) a longtemps confondues avec Brahma. Les inscriptions révèlent que le Ta Prohm d’Angkor est une grande fondation impériale , ressemblant à un ministère de la santé et rassemblant toutes ces chapelles de l’Hôpital sous son autorité.
Ta Prohm est un nom qui ne fait pas référence à Brahma, car sinon il serait en Preah Prohm et non en Ta Prohm. La racine lexicale Prohm est employée pour former des mots et des nom poétiques évoquant la pureté, la vertu, la chasteté.
Ta Prohm est un nom qui ne fait pas référence à Brahma, car sinon il serait en Preah Prohm et non en Ta Prohm. La racine lexicale Prohm est employée pour former des mots et des noms poétiques évoquant la pureté, la vertu, la chasteté... La particule Ta révèle que ce qui était adoré dans ce temple suite au déclin d'Angkor n'était pas Bouddha mais un génie du terroir sur fond de légende écrite sur des feuilles de latanier.


Battambang : Aek Phnom

La région de Battambang est située relativement près de Siem Reap et d’Angkor, mais relativement difficile d’accès direct à cause de la crue du grand lac qui oblige les voies terrestres à un grand contournement, vrai encore de nos jours mais atténué par l’ouverture de la grande et belle route reliant Siem Reap à la frontière Thaï.
Grâce à une autre route, celle reliant Battambang à la frontière Thaï par Paylin cette région va voir son importance économique et touristique progresser grâce à son rapprochement de Bangkok et des Belles Plages de la côte centre thaïlandaise.
Deux monuments Angkoriens principaux à visiter dans cette région : Phnom Aèk et Banon.

Phnom Aèk est un monastère situé à 12 kilomètres de Battambang sur la berge ouest d'un canal longeant la rivière Sangkaè par le nord.
Le site archéologique comporte les ruines petites, mais impressionnantes d’un temple du XIe siècle construit selon une nouvelle forme architecturale devenant à la mode et remplaçant les temples montagnes : une enceinte à Gopuras entourant un temple composé d’une tour à vestibules et d’un grand Mandapa d’entrée et de deux bibliothèques.
La forme du temple est bien visible car encore bien debout, et malgré son mauvais état. Son soubassement, relativement haut, est installé par placement des blocs de pierre, mais sans aucun travail de taille ou de sculpture.

Le Monastère moderne de Vat Phnom Aek fait
l’objet de travaux importants de construction et de décoration et constitue un ensemble intéressant d’architecture religieuse khmère contemporaine, mais moins impressionnant toutefois que son voisin de la région de Battambang : le Phnom Sampeuw.

Battambang : banon

La région de Battambang est située relativement près de Siem Reap et d’Angkor, mais relativement difficile d’accès direct à cause de la crue du grand lac qui oblige les voies terrextres à un grand contournement, vrai encore de nos jours mais atténué par l’ouverture de la grande et belle route reliant Siem Reap à la frontière Thai.
Grâce à une autre route, celle reliant Battambang à la frontière Thai par Paylin cette région va voir son importance économique et touristique progresser grace à son rapprochement de Bangkok et des Belles Plages de la côte centre thailandaise.
Deux monuments Angkoriens principaux à visiter dans cette région : Phnom Aèk et Banon.

Prasat Banon est un temple montagne situé à 25 kilomètres au sud de Battambang sur la berge de la rivière Sangkaè.
Le site archéologique est situé sur une haute colline et comporte les ruines d’un temple montagne du XIIe siècle d’auteur inconnu et qui repose la question de ces temples de style architectural Sivaïte tardif, peut être construits par des vassaux turbulents de Angkor, et osant se proclamer Devaraja par la volonté de Siva à une époque où la religion d’Etat de l’Empire Khmer vire vers le bouddhisme.
Ou alors restauration d’une fondation Sivaïte plus ancienne et datant du règne de Jayavarman VIII, le roi Angkorien brahmanique et réactionnaire et premier artisan du déclin de l’Empire Khmer ?
Peu importe… La visite de ce site est très agréable avec toujours ce petit plaisir physique des Phnoms qu’est l’ascension de l’escalier sous 40 degrés…
Le sanctuaire à cinq tours est en bon état, et il est aujourd'hui devenu bouddhiste.