Accueil > Histoire

> Histoire du Sud-Est Asiatique

L’Histoire du Sud-Est Asiatique

La Préhistoire

L'asie du Sud Est est le berceau d'une souche ethnique majeure : la souche austro-asiatique (ou proto malaise) Celle-ci s'est répandue (branche austro-nésienne) en Indonésie, aux Philippines, en Nouvelle Guinée, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Polynésie, ...à Madagascar! ... Peut être même en Amérique! ...La région du Tonkin actuel est le berceau des civilisations néolithiques austro-asiatiques : dabord, les BacSon, puis les HoaBin dont on retrouvera les traces partout en Indochine et en Malaisie. Finalement, la brillante civilisation DongSon (Age du Bronze) s'imposera à la fois en Indochine et en Indonésie jusqu'à l'arrivée des chinois ( par le Tonkin, vers207 BC) et des premiers commercants et brahmanes indiens (par le littoral, au début de l'Ere Chrétienne)

 

Premiers siècles BC

Deux siècles avant l'arrivée de la colonisation indienne, les chinois étendent leur influence sur le nord de l'Indochine. Le royaume Nam Viet, indépendant depuis 207 BC devient, en 111 BC, une province vassale de l'empire des Hans. En 43 BC, le Nam Viet sera annexé. Au sud de l'Indochine, le long des côtes et aux embouchures des grands fleuves, la civilisation indienne commence à prendre ses marques ... Tout en douceur. Grâce à ces deux civilisations, l'Histoire de l'Asie du sud-est va maintenant se faire par écrit.

La civilisation indienne

Entre le 1er et le 5ème siècle, l'Inde va léguer sa civilisation (langue, écriture, religion, art, agriculture, technologie, ...) non seulement à l'Indochine, (Suvarnabhurmi) mais aussi à l'Indonésie (Suvarnadvipa). Durant cette période, la civilisation indienne va se propager par les côtes et par les fleuves dans la quasi totalité de l'Indochine... Seules certaines régions montagnardes et difficiles d'accès resteront plus ou moins épargnées par cette influence. Durant cette période, l'Asie du sud-est se retrouve au centre d'un vaste réseau maritime et commercial entre l'Inde/L'Occident et la Chine.

Premiers royaumes

Au nord-Ouest de la région, les Pyus établissent un premier royaume birman dans la vallée de l'Irrawaddy. Ils installent leur capitale à Promé (Srikshetra) Le Nan Chao constitue la partie sud du Yu Nan. Il est comme un état tampon entre le Tibet et l'empire Han (Chine). Celui-ci termine son expansion vers le sud en annexant le Jih Nan, petite bande cotière située entre la Porte d'Anam et le Col des Nuages. Au sud de l'Empire Han apparait le Champa (royaume des Chams), une puissance maritime indianisée très influencée par Java du fait de sa vocation maritime. Le 3e siècle, voit le début de l'expansion du royaume pré-mon-khmer appelé Fu Nan par les chroniqueurs chinois.

Fu Nan

Le Royaume du Fu Nan est le résultat de l'union entre la princesse indigène Soma et du brahmane Kaundiya, qui parti de l'Inde est arrivé dans le Delta du Mékong au 3ème siècle. Les résultats de fouilles et les textes chinois nous décrivent un empire maritime particulièrement puissant, prospère et civilisé. Mais au 6ème siècle, c'est le déclin... Les peuples Mons (Dvaravati, Haripunya, Pegu) et Khmèrs (Chenla) revendiquent leur indépendance... Au sud, les royaumes indonésiens (Java) sdeviennet des super puissances maritimes. Leurs navires commerciaux se perfectionnent et les routes du Fu Nan perdent de leur importance au profit de celles passant par le Champa.

Chen La

Au 7ème siècle, la disparition du Fu Nan se traduit par la consolidation de nouveaux royaumes. A l'Ouest, les royaumes bouddhiques mons de Pegu et de Dvaravati se développent face à l'Inde et à Ceylan. Au Nord Ouest, le royaume pyu, recule vers le nord, face au Mon Pegu solidement installé dans le delta de l'Irrawady. Les pyus se heurtent au nord aux territoires des peuples vivant sous la suzeraineté du Tibet. Le Ai Lao s'organise comme une paisible fédération de peuples montagnards. Mais la grande puissance du sud-est asiatique est maintenant le Chen La, royaume çivaïste khmer, dont l'influence s'étend sur l'ensemble du bassin du bas et du moyen Mekong.

Java

L'empire khmer du Chen La fonde sa prospérité sur l'agriculture et sur sa position stratégique centrale et rayonnante. Au Huitième siècle, les villes du sud se développent et choisissent de se séparer d'un pouvoir central devenu faible. Dès lors, elles deviennent une proie facile pour le très organisé, très puissant, très entreprenant empire Sailendra (Java) qui impose sa suzeraineté sur le Chen La d'eau (partie sud, Cambodge actuel) et sur le Champa. Moins riche, moins peuplé , plus lointain, le Chen La de terre (partie nord, actuel bas Laos) conserve son indépendance.

Angkor : les débuts

En 802, Jayavarman II, "un prince khmer venu de Java" émancipe le sud du Chen La de la suzeraineté javanaise et se proclame Devaraja (Dieu Roi par la volonté de Civa) Cet acte marque la fondation de l'empire khmer d'Angkor. En Birmanie à cette époque, le royaume pyu devient vassal du Nan Chao ... ... Qui finira par l'anéantir et l'annexer en 832. Au nord est, la main de fer chinoise se relache doucement. Du coup, la pression indépendantiste des An Nams se fait de plus en plus forte.

Angkor : l'expansion

Vers l'an 910, le Roi Khmer Yasovarman fonde au pied du Phnom Bakheng une ville fabuleuse (Yasodhrapura) qui devient l'épicentre d'une formidable puissance agricole, commerciale, artistique, spirituelle, militaire. L'expansion d'Angkor commence par l'unification complète de la nation khmère (Chen La d'eau = plaine du bas Mekong + Chen La de terre = plateau du moyen Mekong) suivi d'une expansion vers l'ouest au détriment du royaume mon Devarati. Au nord est, l'An Am acquiert son indépendance au détriment de la Chine et devient le royaume Dai Viet.

MyanMar

Le 11ème siècle est funeste pour la nation mon.... Le roi khmer Suryavarman achève l'annexion du royaume de Dvaravati... En 1040, la déferlante Monan, venue du Tibet, s'abat sur l'ensemble de la vallée de l'Irrawaddy... Le roi-guerrier Aniruddha installe la nation birmane (Myanmar), tout en adoptant la civilisation mon , notamment ?son alphabet. Dans ce contexte, Pagan, la nouvelle capitale de ce royaume va devenir une cité fabuleuse à partir de laquelle rayonnera le bouddhisme théravada. Cependant, Yasodhrapura la brahmaniste continue à s'imposer comme capitale du sous-continent. Le Champa et le Dai Viet vivent dans un état de tension quasi permanent.

Apogée d'Angkor

Au 12ème siècle, l'empire khmer atteind sa taille maximum... Une taille quelque peu critique. Suryavarman II, le constructeur d'Angkor Vat mène des expéditions militaires parfois glorieuses (occupation du Champa vers 1130), parfois calamiteuses (nombreux échecs contre le Dai Viet)... Quelques Années après la disparition de ce Roi, les Chams se vengent en remontant le Mekong et en occupant la capitale khmère. A la fin du 12ème siècle, le grand roi khmer Jayavarman VII rétablit la situation : les chams sont chassés d'Angkor et re-colonisés... Haripunjaya, le dernier royaume mon indépendant passe également sous suzeraineté khmère. A la fin du règne de Jayavarman VII, vers 1225, aucune ville au monde ne peut égaler Angkor Thom en grandeur, en richesse et en beauté.

L'onde Gengis Khan

Les rois khmers qui succèdent à Jayavarman VII vont vivre sur son héritage sans le faire fructifier, et même en le dilapidant. Au 13ème siècle, les mongols menés par Gengis Khan établissent en Chine la dynastie Yuan. Face à cette pression, les habitants de l'état sino-tibétain du Nan Chao émigrent vers la vallée du Menam (thais), du Salween (shans) et du haut mekong (laos) en adoptant les civilisations locales mon et khmère. Les thais fondent une première principauté en 1238 à Sukhodaya. En 1253, l'empereur mongol Kubilai Khan annexe le Nan Chao, et la migration de ses habitants vers le sud devient massive. Les héritiers de l'ex Nan Chao vont profondemment modifier le paysage politique de la région.

La nouvelle donne

Pendant la deuxième partie du 13ème siècle, la région connait de profonds bouleversements. La Chine mongole (Yuan) de Kubilai Khan poursuit son expansion vers le sud au détrime?nt du royaume Myande Pagan, qui se retrouve presque totalement occupé par les Shans, originaires de l'ancien Nan Chao (1287). Ce territoire est dabord découpé en deux provinces : Chieng Mien et Mien Chung Du coup, les Mons profitent de ces désordres pour reprendre leur indépendance (royaumes de Martaban-Pegu et de Lavo-Lobpuri) En 1287, les trois principautés thaïs (Sukhotai, Chieng Mai, Phayao) forment une alliance sacrée : ce premier royaume de Siam s'étend rapidement dans la vallée du Ménam. Le Dai Viet et le Champa résistent héroïquement aux nombreuses attaques (1281-1288) venues de Chine.

Les 4 royaumes birmans

Au début du 14ème siècle, les Shans (mercenaires du Nan Chao, chargés par Kubilai khan d'occuper le Myanmar) décident de se passer de la suzeraineté de la Chine. Le Myanmar comporte maintenant 4 états : - les principautés Shans - la côte d'Arakan, aux portes de l'Inde - la principauté Myande Tonngoo - Le royaume mon de Pegu-Martaban, fondé par le roi Wareru qui va connaître un age d'or de 2 siècles.

Formation du Siam

Au début du 14ème siècle, le Roi de Sukhothai, Rama Khamheng agrandit le territoire du Siam au détriment des Mons, des Khmers et des Javanais. A sa mort, en 1317, les princes thais se querellent. Finalement, en 1350, Rama Thibodi, prince d'Ayuthia impose son autorité à tout le monde... Sauf au prince du Lan Na, devenu très puissant depuis la fusion entre Chiang Mai et Phayo.
Disparition d'une légende : à partir de 1327, l'Histoire perd la trace des rois d'Angkor... Apparition d'une légende : en 1350, Fa Ngum, un Prince laotien élevé à Angkor fonde dans les montagnes du haut Mékong le Lan Xang, le royaume du Million d'Eléphants.

La continuité

Pendant le 15ème siècle la Chine change de dynastie. Les Mings sont occupés à renforcer la cohésion de la Chine intérieure et ils se désinterressent de leurs anciens vassaux. En Indochine : Le Royaume de Siam et sa brillante civilisation hybride (sino-tibéto-mon-khmère) se renforce. Le Lan Xang s'agrandit au détriment du Lan Na. Le Dai Viet est très occupé à grignoter son voisin cham (annexion d'Indrapura en 1407) L'empire d'Angkor se réduit déifinitivement en un royaume plus petit : le Cambodge. La cité d'Angkor est détruite en 1431 par les siamois et le roi khmèr Chan Pohéa transfère sa capitale à Chaturmukha (Phnom Penh) L'anarchie règne en Birmanie : les principautés Shan ne cessent de se quereller aussi bien avec leurs voisins qu'entre elles-mêmes. Le royaume mon de Pegu est le grand gagnant de cette situation.

La tempête Toungoo

Au début du 16ème siècle, trois familles princières se partagent le contrôle du royaume Daï Viet. Les Mac règnent sur le Tonkin, les Trihn sur la côte centrale. Les Nguyen poursuivent la conquête de l'ancien Champa, devenu minuscule (région de Binh Dinh annexée en 1471) En Birmanie, Minkynyo roi de Toungoo, parvient à imposer son autorité sur la région d'Ava. Son successeur , Tabinshwehti décide d'agrandir son territoire par le Sud. Le royaume mon de Pegu est envahi (prise de Pegu en 1539) ainsi que le Tenasserim (côte siamoise occidentale) Tabinshwethi établi sa capitale à Pégu, où il meurt assassiné en 1550 suite à un soulèvement mon.

La tornade Toungoo

L'oeuvre de Tabinshwethi est poursuivie avec beaucoup de pugnacité par son successeur Bayinnaung. En 1560, les principautés Shans sont définitivement annexées, de même que le royaume mon de Pegu, devenu toutefois la "tête" du royaume birman (ou Myanmar). Ce royaume est dailleurs provisoirement devenu empire, car jusqu'à la disparition de Bayinnaung à la fin du 16ème siècle, la totalité de l'indochine (à l'exception du Viet Nam et du Cambodge) est sous le contrôle du Myanmar. Même Ayuthia le grande est tombée, en 1564. Les ennuis du Siam font l'affaire du Cambodge, qui retrouve un peu de sa splendeur sous le règne de Satha, roi à Loveck. (il semblerait que Satha ait même tenté de ré-installer la capitale à Angkor)

La stabilité

Vers, 1600, le Siam (roi Naresuen) et le Lan Xang parviennent à renvoyer les Monans à l'intérieur de leurs frontières. Toutefois, la région de Chiang Maï sera de nouveau envahie en 1618 et occupée jusqu'en 1768. Le Siam s'affirme comme la grande puissance de la région, et le Cambodge décapité (destruction de Loveck par Naresuen en 1594) glisse lentement sous son pouvoir. Les puissances européennes, -le Portugal dabord, ensuite l'Angleterre et la Hollande, et enfin la France- entrent définitivement dans le paysage politique (traités commerciaux, ambassades siamoises, comptoirs birmans, etc...) Le Lang Xang connait un dernier grand règne : celui du roi Sulyavongsa de 1637 à 1694. Quant au Champa, il disparait définitivement de la carte de l'Indochine en 1697.

Naissance du Viet Nam

Vers 1700, le Daï Viet comporte deux parties principales. La partie Nord (Dang Ngoai) est administré par les Thrinh qui ont écarté du pouvoir les princes Mac. Le Sud (Dang trong) est administré par les Nguyen. Ces derniers profitent de la faiblesse de l'Etat cambodgien pour conquérir la région du Delta du Mékong. Cette annexion se fera en cinq étapes, menées rapidement et brutalement, de 1710 à 1780. En 1740, le pouvoir Birman est affaibli et les Mons en profitent pour restaurer, pendant dix ans, un dernier royaume (roi Binyadala). Alaungpaya, le prince de Shebo anéantit cette reconstruction, et mène une terrible repression contre les Mons, qui ne devront leur survie que grâce à une émigration massive vers le Siam.

Feu de paille birman

En 1750, Alaungpaya réunit l'ensemble de la Birmanie et installe une toute nouvelle capitale à Rangoon. Afin de favoriser la cohésion nationale, afin d'en finir avec les Mons, afin de s'enrichir au dépend de ses voisins, il se lance dans un incroyable raid sur le Siam ainsi que sur le Lan Xang (Le royaume laotien est rès affaibli et divisé depuis la disparition de Sulyavongsa) Le sommet de cette aventure : c'est la destruction totale, en 1767, d'Ayuthia, la grande, la superbe capitale siamoise. La domination Myan prendra fin en 1776. Les siamois, en moins de dix ans se réorganisent... Ils reconstruisent rapidement une nouvelle nation qui va désormais dominer toute la région jusqu'à aujourd'hui.

Le Siam moderne

Au début du 19ème siècle, la dynastie Chakri relève le Siam (Bangkok : nouvelle capitale ) et cherche à étendre son territoire sur le Laos et sur le Cambodge. Ces deux nations en déclin sont dailleurs pendant toute cette période le terrain d'explications violentes entre le Siam (Rama III) et le Viet Nam (Nguyen) ; suite à la guerre de 1833-1847, le Cambodge est virtuellement partagé entre ses deux voisins. En 1824-1826, le totalité de la côte birmane est occupée par l'Angleterre suite à une première guerre entre les deux pays (annexion en 1852). Plus habile, le Roi du Siam Rama IV préfère la négociation (traité avec l'Angleterre et les Etats Unis en 1856, avec l'ensemble des autres nations européènnes vers 1860) Le Siam ne sera jamais colonisé par les européens.

La Birmanie anglaise

Au milieu du 19ème siècle, le Myanmar s'efface peu à peu devant la Birmanie Anglaise. La France entre en scène dans le sud du Vietnam (prise de Saïgon en 1863) Il faut dire que le jeune royaume vietnamien a grandit trop vite... Deux siècles de guerres de conquêtes, de continuels incidents de frontières avec la Chine et le Siam, la résistance des Laos et des Khmèrs ainsi que des querelles internes entre ses princes l'ont littéralement exténué. Dès 1963, le Cambodge demande la protection de la France et paradoxalement, assure ainsi sa survie en tant que nation. Tout va aller très vite pour la France... Face à une résistance symbolique, la côte vietnamienne centrale est occupée en 1884... Idem pour le Tonkin en 1885. Indochine En 1885 la deuxième guerre anglo-birmane parachève la transformation de l'ancien Myanmar en colonie britannique. La France poursuit son invraissemblable parcours : le roi du Laos décide d'immiter son voisin cambodgien et demande lui aussi le protectorat français. La France s'offre même le luxe d'annexer un territoire chinois (la région de Den bien Phu!!) dont héritera en 1954 le Viet Nam indépendant. Le Siam, mal à l'aise entre ses deux voisins européens choisira la sécurité en cédant à la France deux territoires cambodgiens (Preah Vihear en 1904, Battambang - Siem Reap en 1907) en échange de la pleine souveraineté sur la petite enclave khmère de Chantabury. Le découpage politique actuel de la région est un héritage direct du tracé frontalier établi au début du vingtième siècle.

La situation actuelle

Le découpage politique actuel du sud-est asiatique date de 1989, l'année de la fin de l'occupation du Cambodge par le Vietnam. La région est dominée économiquement par la Thailande, militairement par le VietNam. Coincés entre de puissants voisins, la Birmanie, le Cambodge, le Laos tachent de survivre à l'asphyxie. La super-puissance chinoise semble quelque peu en embuscade. Mais la région vit dans la paix et le progrès depuis 20 ans, et le Bouddhisme Théravadâ (petit véhicule) donne une certaine homogénéité culturelle à l'ensemble... Synthèse Comme en Egypte, comme en Europe, comme en France, comme Partout, les fleuves cristallisent les civilisations et permettent la transmission des cultures à l'intérieur des continents. Les reliefs -montagnes, plateaux, vallées- délimitent naturellement les territoires...

Le bilan politique

L'Hisoire est en quelque sorte le déroulement de ces cristallisations et de ces échanges (pas toujours pacifiques!), vue à travers une vision déformée qui est la superposition des territoires politiques sur les territoires naturels. Les peuples évoluent, les peuples se mélangent, les peuples s'endorment... Mais les peuples ne disparaissent jamais. Mille années de paix et de bonheur à cette magnifique région de notre petite planète!!